De Wojzeck Kossak


De Von Faber duFaur.

 

Maintenant que nous avons parcouru les steppes russes, depuis le passage du Niémen jusqu'à Moscou et effectué le retour depuis Moscou jusqu'à la Bérésina, nous allons nous poser, avec la Grande Armée sur ce chemin, avant d'atteindre la Béresina et commencer la réalisation du diorama.

 

Les acteurs  présents sur le diorama.

Le cuirassier français, en Russie 1812, de l'ancienne marque Elisena, dont les figurines sont aujourd'hui distribuées par la société Masterclass.

 

Ancienne figurine qui trainait dans mes tiroirs et qu'il a fallu remettre au gout du jour, trouver un bras gauche pouvant s'adapter  sous le manteau, trouver un sabre adéquat et rechercher un régiment présent lors de cette retraite.

 

Le 5e régiment de cuirassiers, commandé par le colonel Christophe, appartient maintenant à la 4e division de cuirassiers du IIe corps de réserve de cavalerie de la nouvelle Grande Armée; il est à la brigade Beaumont, division Wathier.

Le 18 octobre 1812 il participe à la victoire de Winkowo. Le 14 septembre 1812 il pénètre à Moscou et le 18 se fait surprendre par une offensive Russe. Le 24 la retraite de Russie commence, le régiment fait partie de l’arrière garde. Continuellement harcelé, décimé par le froid et la faim le 5e régiment de cuirassiers très diminué rentre en France.

D'après un texte du Lt-colonel Henri Azema

 

 

Le Dragon français avec capote, 1812, de chez Andréa. Figurine en 54 mm, tout métal, achetée, me  semble-t-il, à un pote du forum de la figurine.

 

Le régiment de Dragons de la Garde Impériale, appelé également« dragons de l’Impératrice » en hommage à sa marraine, Joséphine de Beauharnais quitte définitivement l'Espagne en 1812 avec le début de la  campagne de Russie. Il s'y bat contre les cosaques à Bourzowo, sauvent Napoléon à Gorodnia et couvrent le passage de l'armée à la Bérézina.

 

Le grenadier de la Garde Impériale française, en 1812. Pièce de chez Andréa, en 54 mm, tout métal.

 

Cette pièce m'a gracieusement été offerte par un pote du forum de la figurine,  François à qui je renouvelle tous mes remerciements.

 

 Le 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale est un régiment d'élite de la  Grande Armée des  guerres napoléoniennes. Il fait partie de la  Garde Impériale et il est l'une des quatre seules véritables unités de la Vieille Garde  (avec le  1er Chasseur à Pied, les  chasseurs à cheval et les grenadiers à cheval). Il s'agit du plus ancien régiment d'infanterie de la Grande Armée.

 

 

 Les grenadiers de la Vieille Garde au combat, sont reconnaissables grâce au bonnet d'ours, caractéristique des régiments d'élite de la Garde

Compagnons d'arme, de chez Andréa, tout métal, 54 mm.

 

À nouveau, je tiens à remercier François, pour cette pièce qu'il m'a généreusement offerte.

 

Un simple changement de tête  me permettra de modifier ce grenadier de la GI, en  soldat d'infanterie de ligne...... histoire de donner un nouvel aspect  à cette figurine.....

 

 

 

 

 

Caporal  d'infanterie de ligne, de la marque Riga. Figurine tout résine, achetée sur le forum de "la Figurine Historique et Fantastique " Mon pote le vendeur, s'il passe par ici, se reconnaitra, hein, Serge ??

Personnage qui s'intégrera parfaitement au futur dio....

 

 

 

"Marie-Louise"en 1814, toujours de la marque Riga et toujours acquise par le biais du forum de la Figurine.....

 

Les Marie-Louise est le surnom donné aux 120 000 conscrits français des classes 1814 et 1815, appelés par le sénatus-consulte du 9 octobre 1813 de l'impératrice-régente Marie-Louise.

 

Quelques modifs ou améliorations à apporter à cette figurine tout résine, afin de pouvoir l'incorporer dans un dio de 1812.

 

 

Cuirassier blessé, attaqué par des loups, certainement de la marque Riga, figurine également achetée sur le forum de la figurine, toujours auprès de Serge.

Cette petite saynète accompagnera parfaitement le cuirassier à cheval, du début de la présentation.

 

Bataille de Moscou, 1812. Ancienne figurine d'Art Girona, présentant un soldat d'infanterie, aidant un dragon épuisé. Pièce tout métal.

Merci aux copains du forum, Alain 74 et Vitruve, qui m'ont permis de situer cette figurine  dans la production d'Art Girona et de repérer les éléments qui me manquent, à compléter grâce à ma boîte à rabiots.

Cette figurine faisait partie du lot des plus de mille pièces, don  aux CBA d'un collectionneur qui faisait du vide dans ses collections.

 

 

 

 

Également, j'envisage  le montage de deux chevaux de la gamme historex.

 

 

 

 

 

Ainsi qu'une pièce d'artillerie abandonnée et ensevelie sous la neige

 

Ainsi se termine la présentation des divers éléments qui figureront sur le dio.

Maintenant, il n'y a plus qu'à.......

 

 

Me voici prêt  à affronter ces quelques figurines., avec  leur montage et leur peinture.

 

 

LE CUIRASSIER A CHEVAL.

 

 

 

Son historique ??.... Se reporter ci-dessus.

Grande transfo, sur cette fig. Du 7e, il deviendra 5e régiment. Pourquoi ce choix ? D'abord, j'ai trouvé facilement son historique, ses  lieux de combats et bien aimé ses couleurs distinctives : l'aurore.

 

Le cheval :

Je me sentirai certainement plus à l'aise en peignant ce cheval à l'huile plutôt qu'à l'acrylique. Il convient de rappeler qu'il est fort utile d'effectuer des recherches, internet, photos, pour déterminer la robe du  cheval que l'on désire représenter.

Je vais envisager la peinture d'un cheval à la robe bai.

 

Les inconditionnels du Premier Empire, et plus principalement de la marque Métal Model comprendront aisément que  je vais m'inspirer et suivre les conseils de Bruno Leibovitz, créateur de la marque, pour effectuer les différentes étapes de cette peinture de cheval.

 

À quoi ressemble la robe Bai :

Un cheval bai a le corps de couleur marron à rougeâtre, avec les crins et les extrémités noires. Des pigments noirs sont également présents autour des oreilles ainsi qu’au niveau du nez.

Il existe plusieurs variantes de cette robe.

  • Bai standard : c’est le bai classique, le corps est marron rougeâtre ;
  • Bai cerise : le corps est rouge orangé ;
  • Bai clair : le corps est jaunâtre ;
  • Bai foncé : le corps est rouge foncé voire marron ;
  • Wild bay : la robe ressemble fortement au bai standard, sauf que ses extrémités noires sont beaucoup plus petites, elles s’arrêtent aux fanons alors que les autres chevaux bais ont du noir jusqu’au-dessus du genou ;
  • Blood Bay : le corps a une couleur rouge sang très foncé, parfois même presque violet ;
  • Bai brun : le corps est plus foncé que le bai standard et les poils du corps contiennent du noir.

Texte d'après :https://www.cheval-partage.net/genetique-des-robes-le-cheval-bai/


Pour ma mise en couleur, je vais m'inspirer de ces 2 photos, la robe tirant plutôt sur un "bai cerise".

La palette, à l'huile,  utilisée sera la suivante :


 

Une fois pratiquement monté dans son intégralité, un perçage, à l'aide d'une petite mèche, sur le dessus de la selle, est nécessaire pour le bon positionnement à venir du cavalier.

Cette première opération effectuée, une première sous-couche d'apprêt gris clair est passée sur le cheval, le mieux, utiliser un aéro ou encore une brosse plate, poils souples.


 

Une nouvelle sous-couche est ensuite appliquée, mais cette fois, une teinte acrylique proche de la couleur de la robe. Plusieurs passages seront nécessaires avant d'utiliser la peinture à l'huile.

 

Débuts des passages de peinture à l'huile pour appliquer la teinte de base, composée de terre de sienne brulée, jaune de mars, ocre de chair, jaune de cadmium. J'utilise les marques de peinture en ma possession, sans marque bien définie.

Cette teinte de base sera passée sur l'intégralité du cheval en évitant le ventre,  les entre jambes et le bas de ces jambes.

 

Ombre brûlée, tête morte violette et bleu indigo, mélange qui servira aux parties foncées : telles que l'encolure, une partie de la tête ainsi que le dessus de la croupe, mélange passé sur la teinte de base.


 

Les parties claires seront traitées  par un mélange de couleur de base plus  du jaune de mars et de blanc de titane, avec une pointe de bleu indigo. Cela concernera le ventre, les entre- jambes, les joues.


 

Un mélange de bleu indigo, terre d'ombre brûlée et noir permettra de peindre le bas des jambes.

 

Toutefois, il faut réserver  certaines parties (paturons et boulets) qui seront peintes en blanc.

 

Voilà, le cheval est maintenant coloré dans le frais, Il faut maintenant fondre entre elles les diverses colorations à l'aide d'un gros pinceau aux poils secs et ébouriffés. Il faut appliquer le pinceau aux différentes  limites des colorations, sans  en  agrandir la superficie.

 

Maintenant, le travail consiste à apporter du relief à cette peinture, à l'aide des éclairages et des ombres., faire ressortir la sculpture et les effets de lumière.

 

Pour ces effets de lumière, dans la teinte de base, je rajouterai du jaune de mars et du blanc, plus de blanc suivant les parties à faire ressortir (comme la croupe, le haut de l'épaule). Toujours utiliser le même pinceau, en tenant compte des sens du poil, lors de l'estompage.

 

 

 

 

 

À l'aide de ces croquis d'Eugène Lellièpvre, on peut constater :

les zones de répartition de dessus et du dessous

le schéma des pommelures

le sens du poil.

Les zones feu.


Pour accentuer les effets et obtenir un effet de brillance, à l'aide d'un pinceau fin, les surfaces à traiter étant réduite, je vais me servir du même mélange que pour les éclairages, en utilisant plus de blanc et une infime pointe de jaune.....

 

Quant aux ombres, il faudra utiliser la teinte de base, avec un rajout de tête morte violette, terre de sienne brûlée.....

Pour la crinière et la queue, même mélange que le bas des jambes.(bleu indigo+noir d'ivoire, tob+ pointe tête morte violette), éclairées a la brosse, puis détaillées avec un pinceau fin.

Les sabots seront colorés en rapport de la couleur du bas des jambes.



 

La robe étant pratiquement terminée (en principe), je vais commencer par la sellerie et tout ce qui est cuir de l'équipement, bridons, brides, licol, étui à pistolet..... Tous ces éléments reçoivent  un passage de peinture ombre brûlée + marron mat  acrylique en guise de sous couche colorée.

Suivi d'un mélange de peinture à l'huile.



 

Après les cuirs, l'équipement du cheval, constitué de la  housse-croupelin, des chaperons (pas visibles sur la pièce)et du portemanteau bleus, galonnés de blanc. En 1812, le numéro du régiment figurait en blanc sur le portemanteau.


Sur une sous couche acrylique bleue, il me faudra passer un mélange de bleu indigo + sienne brûlée + une pointe de blanc.

Les éclaircies seront effectuées avec un mélange de bleu de base avec un bleu plus clair que le bleu indigo et pour ombrer, bleu indigo pur + terre morte violette, le tout suivi d'un estompage, au pinceau usé.

 

Même opération à effectuer sur le portemanteau, qui a subi une forte et puissante modification (hé ! Hé!) Limage du chiffre 7, pour le remplacer et coller un chiffre 5, des grappes historex.... Dur ! Dur !!


 

Après avoir reçu une sous couche acrylique, dans les tons bruns, la demi-chabraque en peau de mouton est traitée à l'huile, mélange de blanc de titane, avec pointe  d'ocre et de terre d'ombre brûlée.


Teinte beige clair pour la face intérieure de la peau

Le feston "dents de loup" de la peau de mouton sera aux couleurs distinctives du 5e régiment, donc aurore, obtenu par de jaune et 20% d'écarlate (d'après André Jouineau)



 

Le cheval et  son équipement étant pratiquement terminés (hormis quelques petites reprises à prévoir, comme la peinture blanche du galon de housse, (à améliorer), je peux maintenant entreprendre la réalisation et la  mise en couleurs  du cavalier.

 

Avant le début de peinture, il faut remettre en état ce cuirassier, amputé du bras gauche, maintenant les rênes.


Dans ma boite à rabiots , j'ai pu trouver le bras gauche et son gant a crispins, un peu de chirurgie afin de pouvoir l'adapter et surtout, prévoir l'application ultérieure du manteau., qui viendra  recouvrir partiellement ce bras.

Collage, nettoyage, prêt pour la suite des opérations....

 

On a beau avoir une quantité phénoménale de pièces complémentaires, historex ou autres, mais jamais celles qui vont bien !!


 

 

LE MANTEAU CAPOTE

De grande utilité, il est confectionné de drap blanc piqué de bleu (gris froid), de la forme trois-quart, à collet et rotonde.

Il est parementé de serge (bande de cadis) de la couleur distinctive à l’intérieur des devants et à la fente de derrière, large d’une quarantaine de centimètres.


 

En 1812 on étudie un modèle plus confortable en ajoutant des manches, ce qui donne le manteau capote dont la distribution se généralise en 1813. Taillé aussi à ce moment dans du drap « blanc sale » (couleur originale de la laine).

D'après Hommage au 7ème rgt de cuirassiers


 

La mise en peinture.

 

Le bras placé, il faut envisager le positionnement du manteau-capote. Tout en métal, c'est une pièce assez lourde, donc, il doit s'adapter au mieux, en prenant appui sur le nouveau bras et s'incruster au mieux à l'endroit prévu pour son collage, sous le col"rotonde".


Sur une sous-couche de gris, je vais appliquer mes mélanges acryliques.


Assombrir le bas du manteau,

en contact avec la neige du sol.


Le parement intérieur du manteau sera aux couleurs du régiment: aurore. Le manteau étant ouvert, il faut tenir compte des pans qui sont rabattus.

La peinture effectuée et terminée, cette pièce sera mise à l'abri de la poussière, avant son collage définitif sur la figurine, entièrement peinte.

 

CASQUE ET CUIRASSE.

 

Casque à cimier et crinière ? Immédiatement notre esprit se dirige vers ces régiments prestigieux de cavalerie lourde.

Avant la fin du Consulat, tous les régiments de cavalerie  étaient dotés d'un bicorne, couvre-chef renforcé d’une calotte en fer, protégeant ainsi la tête du cavalier. Dès 1798, les Généraux Kellermann et Bourcier proposaient, lors de leurs réformes concernant la cavalerie, de remplacer le bicorne par un casque.

 

Je vais passer outre le descriptif des premiers modèles de  casques de 1798, 1799 et de l'an XI, ainsi que le modèle de 1800 et de 1803. Vous pouvez en retrouver l'historique sur ce site, "Hommage au 7e régiment de cuirassiers du 1er Empire" Ici

 

Pour ma période de la Retraite de Russie de 1812, le modèle de casque retenu,  sera le modèle de 1811.

Ce modèle fabriqué et distribué dans le courant de l’année 1811, a les particularités suivantes : son cimier de laiton est dépourvu de palmettes, ce qui simplifie sans doute la fabrication, mais ni le coût, ni n’améliore l’élégance de l’ensemble. La rosette de jugulaire ne porte plus qu’un petit « téton », remplacé par l’étoile classique pour les casques distribués en 1813-1814.

La visière de cuir noirci n’est plus forcément renforcée de jonc métallique, aussi se déforme-t-elle facilement.

Le masque du cimier est réduit à sa plus simple expression : volutes, tête de Gorgone, cuirasse ont disparu, seul le numéro du Régiment subsiste.

Ce modèle sera retiré en décembre 1814.

( d'après "Hommage au 7è régiment de Cuirassiers")

 

LA MISE EN PEINTURE

 

Les différents éléments en métal seront peints  avec des acryliques "métal", à l'aide du médium métal de chez PA, ce médium permet de métalliser toutes les teintes acryliques. On obtient  ainsi des effets irisés sur mesure.

 

La bombe en acier poli sera donc peinte à l'aide de lavis des différentes peintures argentées et le cimier, en laiton doré, sera, sur une base de marron, passé aux peintures dorées.



 

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